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L’ARCHITECTURE JAPONAISE AU TEMPS DES SAMOURAÏS

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L’ARCHITECTURE JAPONAISE AU TEMPS DES SAMOURAÏS

Message par Admin le Mar 12 Jan - 15:55

Au Japon, les maisons et les temples ont une architecture bien spécifique. Une architecture qui doit respecter de nombreuses règles souvent liées aux préceptes zen.
L’habitation japonaise du Moyen-Age, construite essentiellement en bois, était conçue selon trois formules distinctes : maison des nobles, maison des citadins ordinaires et maison de paysans. Les habitations des guerriers ordinaires tenaient de celles des citadins et de celles des paysans, et variaient selon la fortune et la région de leur propriétaire.
La maison noble différait à peine de celle de la période Heian, sauf peut être par la grandeur, celle-ci dépendant de la position sociale du seigneur qui y demeurait. On les construisait toujours dans le style Shinden, mais le nombre de bâtiments intérieurs s’était accru avec les besoins nés de l’époque. Le plan des maisons, des palais comme des temples dépendaient essentiellement de la configuration du terrain : aussi celui-ci était judicieusement choisi.
L’architecture japonaise
Mais là comme ailleurs, les Japonais ne s’enfermèrent pas obstinément dans les cadres, toujours trop étroits et précis, des règles. Sauf en ce qui concerne les Arts, les Japonais ont en horreur une certaine forme de précision qui, selon eux fixe ou immobilise les choses et ne leur permet pas d’évoluer selon les rapports harmonieux qui doivent régir les rapports entre les Hommes et la Nature.
Si des règles ont été établies, c’est davantage pour conseiller et orienter que pour donner une consigne précise ou un ordre impératif : il y a simplement des limites qu’il convient de respecter afin de ne pas risquer de troubler l’ordre des choses.
Les règles quelles qu’elles soient, et elles sont nombreuses au Japon dans tous les domaines, étaient et sont toujours très souplement interprétées, non dans le sens de la fantaisie individuelle, mais dans celui de la recherche de l’équilibre, de l’harmonie, de l’esthétique, en un mot du « bien-vivre ». L’emplacement une fois choisi, il fallait tout d’abord assigner à la construction des dimensions et établir un plan de base.
A cet effet, les Japonais disposaient d’une unité de mesure correspondant à la place nécessaire à un homme pour dormir, le Ken, d’environ 1,92 m de longueur : c’était la distance théorique qui devait séparer les centres des deux piliers adjacents. Cette unité de base était utilisée pour déterminer, selon les proportions de l’édifice, la hauteur des piliers principaux.
Positionnée à l’arrière d’un grand jardin orné si possible d’un lac alimenté par un petit cours d’eau, la maison principale était couverte de bardeaux d’écorces de cyprès ou de pin, ou bien de tuiles. Les dépendances étaient généralement couvertes de roseaux ou de planches de bois.
Le toit du Shinden, très grand, aux pentes largement débordantes sur une véranda pourtournante, était soutenu par de massifs piliers ronds de bois nu et par des consoles superposées dont les éléments jouaient de façon à permettre à toute la structure de résister au vent et aux secousses des tremblements de terre légers. Ces piliers reposaient sur des pierres de fondation posées à même le sol.
Toute la structure ne devait sa stabilité qu’au poids de son toit. C’est l’une des raison pour lesquelles ceux-ci étaient immenses. Le plancher était surélevé, parfois de plus d’un mètre, afin de ménager entre lui et le sol un espace sanitaire le protégeant de l’humidité pendant la saison pluvieuse. On posait habituellement sur ces planchers des coussins ronds en paille, de dimensions variées, appelés En Za.
Vers la fin du 15e siècle, les matelas rectangulaires de pailles pressées recouverts d’une natte fine sur lesquels le maître de la maison avait coutume de s’asseoir et de dormir, prirent des dimensions fixes et couvrant tout le plancher de la maison, finirent par en déterminer la taille. Les dimensions des pièces étaient modifiables selon les besoins, les cloisons étant mobiles (Fusuma).
Ces dernières étaient souvent remplacées, avant le 15e siècle, par des paravents à plusieurs feuilles et des écrans verticaux montés sur pied qui servaient à préserver quelque peu l’intimité des personnes. La plupart des cloisons fixes et murs extérieurs des édifices étaient en maçonnerie légère. Et pouvait être abattue et reconstruite sans nuire à la solidité de la construction, car jamais porteurs, ils étaient seulement là en guise de remplissage…

Sayônara !


Source : "La vie quotidienne au temps des samouraï, 1185-1603", de Louis FRÉDÉRIC


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